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La ville est une abîme. Toujours plus grande, toujours plus grosse, elle ne sait plus s’arrêter. L’urbaniste et le politique essayent de la contrôler. Ils créent des quartiers, des rues, des tramways. Ils l’embellissent. Certains essayent même de lui échapper, en exportant un art urbain au milieu d’un village languedocien. Mais pourtant ils n’y peuvent rien. Sa mutation n’est liée qu’à l’humeur de ses habitants. Rien n’est homogène, elle est immobile et pourtant toujours en mouvement. La photographier ? Comment… de jour, de nuit, en couleur, en noir & blanc, ses artères, ses places, ses travaux ou ses dichotomies. Il est impossible de tout retranscrire. Alors j’explore un butinage photographique au gré de mes périples. Mais face à elle, je me laisse engloutir.
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